Les chorales dans Lanaudière
 

 

 
 
  • Une présence dans la région
  • Le chant choral: un art en évolution
  • Au chœur de la tradition
 
   

 

Le Choeur du Diocèse, sous la direction de Fernand Lindsay, à Saint-Pierre de Rome. Source: FL.

 

Une présence dans la région

Au début des années 1990, la région de Lanaudière comptait quelque 70 chorales. Il est difficile aujourd'hui d'en faire le décompte exact, mais selon l'Alliance des chorales de Lanaudière, leur nombre aurait sensiblement diminué et serait réduit à environ 60. Elles se spécialisent dans une diversité de répertoires passant du chant liturgique au chant classique, folklorique, populaire et jazz. Elles regroupent des chanteurs adultes, des enfants et des personnes du troisième âge.

Discrètes pour la plupart, elles font très peu parler d'elles. Elles sont pourtant présentes partout et non plus seulement dans les églises. Elles donnent des concerts, accompagnent des chanteurs ou des musiciens et produisent même des enregistrements à l'occasion.

 
 

  • L'Alliance des chorales du Québec
  • L'Alliance régionale des chorales de Lanaudière

 

 

 
 

 

Nous sommes bien loin de l'époque où il n'existait souvent que des chorales paroissiales qui chantaient la messe dominicale et brillaient par leur présence lors des fêtes et offices religieux.

 

 

La «chorale des grands» au Séminaire de Joliette, 1923-1924. Au centre, P.Henri Hurtubise, c.s.v. Source: ACSV.

 
  • Les chorales liturgiques
  • Des enfants chantent à l'église
  • Chorales et clubs de l'âge d'or

 

 

 

  • Les chorales d'enfants
  • Des chorales dans les écoles privées
 

Le chant choral: un art en évolution

Davantage laïques et profanes qu'auparavant, les chorales d'aujourd'hui ne sont plus guère liées aux communautés religieuses que ce soit dans les églises ou les écoles comme c'était le cas il y a encore 40 ou 50 ans.

 

 
 

Le répertoire s'est considérablement transformé et puise dorénavant dans les styles musicaux les plus divers. La forme a également fort évolué. On parle maintenant de chorales en mouvement lorsque sont intégrées la danse, la gestuelle ou d'autres formes d'expression.

 

 

Chant gospel au Festival Gospel de Repentigny. Source: CL.

 

 

Festival Gospel de Repentigny

  • Hommage au chant gospel
  • Des invités de marque
  • Ateliers pour musiciens, directeurs de chorales et chanteurs
 

 

Le maquillage et les costumes font maintenant partie des spectacles que donnent certaines chorales qui misent sur l'aspect visuel de la présentation pour séduire le public.

 
 

 

Vocal 80 est au nombre de celles-ci. L'ensemble marie la danse au chant et à la musique. Il propose des spectacles hauts en couleur. Vocal 80 a été mis sur pied par Andrée Breault en 1980 à Joliette. La fondatrice s'est entourée d'un chorégraphe et d'un directeur musical et a formé ainsi une véritable troupe qui a accompagné des artistes professionnels.

 

 

 

Le chœur Vocal 80, de Joliette. Source: Vocal 80..

Ensemble Vocal Art et Son, de Repentigny.

 

D'autres chorales de la région ont également pris des tangentes plus populaires et sont devenues, avec les années, des ensembles de type «vocal et instrumental», tel l'Ensemble Vocal Art et Son, de Repentigny. La musique ne joue plus qu'un rôle d'accompagnement, elle forme, avec le chant, un tout indissociable.

 
 

 

C'est le cas aussi de l'Ensemble de jazz vocal GVPS, dirigé par son fondateur, Joël Baril de Saint-Félix-de-Valois. Entouré de musiciens tels Michel Donato et Paul Brochu, l'Ensemble, bien qu'il ait toujours un statut d'amateur, produit des spectacles et des disques qui s'apparentent, par leur qualité, à des productions professionnelles. Leur passage à l'émission Escale Jazz à la radio de la Société Radio-Canada en fait foi.

 

L'Ensemble de jazz vocal GVPS, dirigé par Joël Baril, en spectacle à la salle Vincent-d'Indy, Montréal. Source: GVPS.

 

 

Les chorales de Lanaudière n'ont pas toutes opéré ce grand virage. Plusieurs chœurs présentent encore une forme traditionnelle où le chant et la qualité des voix sont seuls à l'honneur.

 

 

Les Chanteurs de la Place Bourget, à la Salle académique du Séminaire, en 1954. Source: CPB.

 

Les Chanteurs de la Place Bourget

  • Les Voix du Printemps
  • Les 10 premières années des Chanteurs
  • Un 10e anniversaire et un nouveau directeur
  • Les Chanteurs au Festival international de Lanaudière
  • Chanter pour le plaisir

 

Les Chanteurs de la Place Bourget en 1964. Source: CPB.

 

Au chœur de la tradition

Malgré le vent de changement qui a soufflé sur le petit monde des chorales au cours des 25 dernières années, la majorité des ensembles sont restés proches de la tradition. Toutefois, encore là, le répertoire s'est agrandi et diversifié.

Peu de chorales se spécialisent dans un seul genre. Elles préfèrent aborder l'ensemble du répertoire: classique, liturgique, folklorique et populaire.

 
 

 

La plus connue et, sans doute, la plus ancienne de ces chorales, est celle des Chanteurs de la Place Bourget. Le chœur est fondé en 1953 et dix ans plus tard, le père Fernand Lindsay en devient le directeur artistique et le chef de chœur.

Les Chanteurs sont particulièrement actifs dans la région. Ils donnent des concerts à la Cathédrale de Joliette, célèbrent Noël et Pâques dans les églises de la région, organisent des voyages en Europe, prennent part au Festival d'été de Lanaudière à côté, notamment, de Fabienne Thibault et participent à de grands événements à l'Amphithéâtre de Lanaudière. Ils partagent alors la scène avec l'Orchestre métropolitain, l'Orchestre symphonique de Montréal et des solistes renommés.

 

 

L'ensemble Vocal 80 présente l'Ange de cristal, au Festival international de Lanaudière en 1995.

 

Malgré les difficultés financières, les problèmes de salle, de diffusion et de soutien à l'action bénévole - car qui dit amateur dit bénévolat - qui sont le lot de pratiquement toutes les chorales, plusieurs chœurs de Lanaudière sont parvenus à traverser les années avec succès. Il a fallu parfois se réajuster, se réorienter, réduire le nombre de chanteurs afin de pouvoir poursuivre la route.

Les voix des Moulins, le Musi-chœur de Rawdon, Les voix de l'Achigan, le Chœur le Carillon de Repentigny ont dix, vingt, trente ans d'existence. Et ce ne sont pas là de petits ensembles, mais bien de moyennes et de grandes chorales qui regroupent parfois plus de 50 ou de 70 choristes.

 
 

 

Les choeurs travaillent souvent dans l'ombre. Ils manquent de moyens financiers et de support. Ils ne doivent leur survie qu'à l'énergie et au temps que les choristes acceptent de consacrer à l'organisation de leurs activités.

Il faut donc croire à la cause et pouvoir compter sur des bénévoles déterminés et des chefs dynamiques pour continuer de penser que sans chœur la vie serait moins palpitante.

 

 

L'Ensemble Vocal Art et Son, de Repentigny.