| Le
Camp musical de Lanaudière |
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Depuis 1967 Le Camp musical de Lanaudière a ouvert ses portes en 1967. Il est situé sur les bords du Lac Priscault à Saint-Côme à quelque 40 kilomètres au nord de Joliette. Il accueille des enfants de 9 à 17 ans pour des sessions estivales de deux semaines. La saison du Camp musical est divisée en quatre sessions de deux semaines et chacune d'elles reçoit de 100 à 110 campeurs. Il arrive que des enfants participent à plus d'une session. Il y a quelques années, le Camp offrait des sessions distinctes. Ainsi la troisième était axée sur la musique d'ensemble (orchestre) et la quatrième, sur la musique de chambre. Afin de répondre à la demande, le Camp n'offre plus de spécialisation comme telle. Il est toujours possible cependant de réunir des petits groupes pour faire de la musique en trio, quatuor ou quintette et de se familiariser avec la musique d'orchestre, spécialement au cours de la 4e session. Tous les musiciens se présentent en concert à la fin de leur séjour au Camp. Un jury, formé de professeurs, détermine, lors de cette journée marathon, lesquels d'entre eux feront partie du concert de fin de session devant les parents le lendemain. |
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| Clientèle Dans les premières années, les enfants provenaient en majeure partie de la région immédiate. Le Camp a été fondé justement pour pouvoir accommoder la clientèle de Lanaudière, principalement les enfants qui ne pouvaient être acceptés au camp du Mont-Orford en raison de leur trop jeune âge. Notons que les premiers enfants à avoir fréquenté le Camp, avaient reçu une bourse suite à leurs bonnes performances au Festival-Concours de Lanaudière.
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| Avec les années, la clientèle a augmenté - ils étaient 35 en 1967 - et s'est diversifiée. Le Camp accueille annuellement environ 440 campeurs dont 80% provient de l'extérieur de la région, principalement de Montréal et de sa banlieue. Mais il en vient également de toute la province et, parfois même, d'aussi loin que les États-Unis et l'Europe. |
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| Création du Camp musical Nous sommes dans les années 1960 et le père Fernand Lindsay rêve, depuis un certain temps, de pouvoir offrir aux jeunes musiciens de la région, qui suivent des cours de musique, un endroit où ils pourront profiter d'un enseignement intensif en groupe pendant la période estivale.
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| En 1962, le père Lindsay vient de fonder le Festival-Concours de Lanaudière qui attribue aux gagnants de la compétition des bourses leur permettant de s'inscrire au camp musical du Mont-Orford. Il aimerait bien, cependant, que ces musiciens puissent jouir d'une telle opportunité dans Lanaudière, surtout les plus jeunes qui ne sont pas admis à Orford. Avec l'aide de deux amis de longue date, Fernand Houle et Julien Raymond, il fonde en 1967 le Camp musical de Lanaudière. D'abord situé au Lac-des-Baies, le Camp déménage deux ans plus tard au Lac Priscault, à Saint-Côme, dans un domaine appartenant aux Clercs de Saint-Viateur. Pendant des années, on construira et déménagera de petits studios de répétition - une cinquantaine au total -, des chalets pour les professeurs et des dortoirs pour les jeunes. |
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| Mission et vocation La mission du camp, explique son directeur Fernand Lindsay, est d'amener les jeunes à faire davantage de musique et à ne pas s'intéresser qu'à son seul instrument. Le Camp musical vise donc à faire découvrir aux jeunes musiciens, l'univers de la musique et un répertoire qui n'est pas nécessairement lié à l'étude d'un instrument en particulier. Pour répondre à cet objectif, le Camp propose un programme et une approche dans lesquels le plaisir d'apprendre en travaillant est au cur de la démarche. Le participant approfondira sa connaissance de la musique par le biais du chant choral, de la danse, d'une initiation à l'opéra ainsi que par la pratique de la musique d'ensemble, et l'étude du répertoire classique. Le père Lindsay espère qu'ainsi le musicien verra grandir en lui l'amour de la musique. Même si le jeune fait beaucoup de musique au cours de ces quinze jours et qu'il travaille énormément, il lui restera toujours du temps pour s'amuser. Douze moniteurs veilleront à ce qu'il ne manque jamais d'activités. Il pourra faire de la baignade, des sports, des excursions, des ateliers de créativité et assister aux concerts donnés par les professeurs du Camp ou des artistes invités. |
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Des professeurs d'expérience Si le Camp musical compte sur la présence d'un directeur dévoué qui dirige, à chaque matin, la chorale des jeunes campeurs, il s'appuie aussi sur la compétence de ses professeurs. Depuis le début, le père Lindsay a accordé une importance particulière au choix des enseignants. Ils doivent avoir la formation, l'expérience et être en mesure de s'intégrer à une vie de groupe. Ils viennent de maisons d'enseignement réputées d'un peu partout au Québec. Plusieurs d'entre eux ont fait partie ou jouent encore au sein d'ensembles musicaux.
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Dans les premières années, sept professeurs se partageaient la tâche, parmi lesquels nous retrouvions, le père Rolland Brunelle, la violoniste Laure Fink, professeur au Conservatoire de Hull et de Montréal, et le claveciniste et gambiste, Hermel Bruneau.
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Aujourd'hui, ils sont plus de 45, à raison d'une vingtaine par session, à donner des cours durant les 8 semaines que dure le camp. Ils sont plus nombreux, les instruments enseignés, plus variés, mais la qualité est restée la même.
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| Les professeurs enseignent aux conservatoires de Trois-Rivières ou de Hull, au Cégep de Joliette, à l'École Pierre-Laporte ou à l'Université Bishop. Ils sont membres des orchestres symphoniques de la Montérégie ou de Trois-Rivières, de l'Orchestre des Grands-Ballets ou de l'Orchestre La Pietà. Ils ont pour noms Jean-Jules Poirier, Alexsey Dyachkov, Geneviève Beaudry, Diane Lacelle etc. |
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| Des concerts Les participants ont la chance, durant leur séjour de deux semaines, d'assister à deux concerts. Le premier se donne le dimanche. Ce sera l'occasion pour les professeurs de présenter, en solo ou en groupe, des pièces qu'ils auront préparées pour la circonstance. Le deuxième concert, auquel est convié le public, aura lieu le mercredi soir. Il sera annoncé dans la programmation du Festival international de Lanaudière. |
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| Il mettra en vedette des professeurs du Camp, des musiciens invités, et parfois même, des artistes participant au Festival. L'événement se veut sans prétention, mais réserve parfois des surprises. Comme cette fois où le guitariste de renommée internationale, Alexandre Lagoya, de passage au Camp, a accepté de jouer devant un public attentif de jeunes campeurs. | |||||||||||||||||||||||||
| Une institution qui traverse les barrières du temps Les débuts ont été modestes, mais dès le départ, le Camp a été conçu pour vivre longtemps. Au milieu des années 1990, les responsables de l'organisme doivent faire face à une baisse de fréquentation qui risque de nuire à la santé financière du Camp. Rapidement, ils mettent sur pied la Fondation Père Lindsay qui permettra d'amasser l'argent nécessaire pour créer un fonds de bourse. Ainsi, il sera possible d'ouvrir les portes du Camp à des familles qui n'ont pas les ressources financières pour inscrire leurs enfants. La solution s'avère bonne et fait vite oublier la période difficile. La Fondation permet aussi la construction de bâtiments et l'acquisition de matériel dont le Camp a bien besoin. L'avenir matériel est assuré.
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Celui de la relève semble aussi sur la bonne voie de l'être. De nouveaux administrateurs se sont joints à la fidèle équipe formée en 1967. Le père Lindsay s'est entouré de précieux collaborateurs, dont notamment Luc Chaput qui le seconde dans les tâches administratives. |
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Et puis, les jeunes musiciens et les professeurs quittent toujours le Camp un peu tristes en se promettant de revenir l'année suivante. Pour plus d'information : |
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