L'École de musique de Lanaudière
 
       
 
  • Une école dont les racines remontent dans le temps
  • Les prémisses d'une école
  • L'École de musique du Centre culturel de Joliette
  • Une direction d'école
  • Des professeurs d'expérience
  • Des élèves doués
  • L'École en l'an 2000
  • Un dynamisme particulier
  • Au cœur de la région
 
   

Groupe de professeurs de l'École de musique. Source: ACCJ.

 
Tout n'a pas commencé un jour précis, explique le fondateur de l'École, le père Fernand Lindsay. Graduellement, l'École est passée de cinq à huit, puis à dix professeurs. Finalement, nous sommes parvenus à utiliser les salles de musique. L'École n'est en fait qu'un prolongement des cours de musique offerts au Séminaire.

 

L'organiste Bernard Lagacé, invité des JMC en 1964 et professeur à l'École de musique jusqu'en 1963. Source: ACCJ.

 
 

Les racines qui remontent dans le temps

L'enseignement de la musique au Séminaire de Joliette remonte bien avant la création officielle de l'École de musique du Centre culturel de Joliette en 1974. Dès l'ouverture du Collège de Joliette en 1846, les Clercs de Saint-Viateur organisent des cours d'instruments à l'intention des élèves.

Lorsque le père Lindsay arrive à Joliette en 1943, la tradition est installée depuis longtemps. L'élève du Collège pouvait suivre alors, pour la modique somme de quatre dollars par mois, des cours de piano, d'orgue ou de violon.

   

Fernand Lindsay

 
I - Un homme de musique
II - Un legs impressionnant

 

De très nombreux professeurs, souvent réputés, ont donné des leçons au Séminaire.

L'organiste Georges Lindsay, le violoniste Eugène Chartier et, plus tard, l'organiste Bernard Lagacé, pour ne nommer que ceux-là, ont marqué l'enseignement de la musique au Séminaire.

 

 

 

Rolland Brunelle dirigeant des élèves du Séminaire de Joliette. Source: ACSV.

Rolland Brunelle

I - Une vie dévoué à la musique
II -Pédagogue et directeur musical
 

 

Les espaces réservés à la musique sont vastes et les possibilités d'apprendre les divers instruments qui composent une harmonie sont excellentes. Depuis 1939, le père Rolland Brunelle est responsable de tout ce qui se fait en musique dans l'institution. En plus de continuer l'enseignement du violon, il donne des cours de solfège, des leçons d'instruments de fanfare et d'orchestre, et dirige les chœurs.
 
   

Classe sous la direction de Sylvia Meunier à l'École de musique vers 1960. Source: ACCJ.

 

Prémisses d'une école

En 1968, le Séminaire cède la place au Cégep de Joliette. Le père Lindsay, déjà bien impliqué dans la vie musicale au collège et dans la région, craint alors que les salles de musique ne soient récupérées par le Cégep et destinées à d'autres fins. Il sait pertinemment qu'un tel changement compromettrait l'avenir de l'enseignement de la musique dans les murs de l'institution.

 
 

 

Avec le soutien du père Brunelle, il décide de remplir ces salles de musique d'étudiants. Ainsi, se dit-il, le riche héritage laissé par les Clercs de Saint-Viateur pourra être sauvé. Alors débute l'embauche de professeurs, comme le guitariste Rolland Langlois, diplômé du Conservatoire de Cornwall et de la Berkley School of Music et de sœur Lucienne Lafleur qui, à la fermeture de l'école de musique dirigée par les sœurs de Sainte-Anne à Montréal, vient donner des leçons de piano à Joliette.

Sœur Lucienne Lafleur (gauche), avec Anne-Marie Hivon, 8 ans, et le père Rolland Brunelle. L'Étoile du Nord, mars 1971. Source: ACCJ.

 

 

Jeunes élèves de l'École de musique, vers 1970. Source: ACCJ.

 

Ils marchent dans les traces encore fraîches de Bernard Lagacé qui a quitté en 1963, d'André Prévost, le futur compositeur, d'André Savoie, le frère du baryton Robert Savoie, de Louise Forand qui deviendra l'adjointe du père Lindsay au Festival international et de Jacques Desroches, un ancien élève qui revient en tant que professeur.

Jacques Desroches ne sera d'ailleurs pas le seul à reprendre du service dans les lieux même où il a suivi sa formation. Plusieurs autres l'imiteront tels Jean-Jules Poirier, Luc Chaput, Anne Marchand, etc.

   

L'École de musique du Centre culturel de Joliette

À l'image de tout ce qu'entreprend le père Lindsay, l'École de musique évolue lentement mais sur des bases solides. L'organisation doit être là pour rester. Au fil des années, de nouveaux enseignants s'ajoutent et l'École se structure davantage. Les élèves ne proviennent plus seulement du Séminaire, mais également de la région environnante. Le Centre culturel de Joliette prendra bientôt la responsabilité financière de l'École et verra à son administration.

Le père Lindsay, alors directeur du Centre, et sa collaboratrice, Marcelle Laporte, établissent officiellement l'École en 1974. Elle prendra alors le nom d'École de musique du Centre culturel de Joliette

 

Le Centre culturel de Joliette

  • À la Salle Rolland-Brunelle
  • Une tradition musicale
  • Le Centre culturel se structure
  • Théâtre en été et autres nouveautés
  • Plus de trente ans d'activités
 

 

Marcelle Laporte, membre des Chanteurs de la Place Bourget, bras droit du père Lindsay pendant nombre d'années et directrice du Centre culturel de Joliette jusqu'au milieu des années 1990. Source: ACCJ.

 

Cette année-là, en 1974, 180 étudiants sont inscrits à l'École. On dispense des cours d'initiation musicale aux enfants de 4 à 8 ans, des cours de piano, de guitare (45 élèves), de violon (35 élèves), de chant et de divers autres instruments.

La musique classique est à l'honneur. Ce n'est que dans les années 1990 que le jazz et les autres genres musicaux feront leur apparition. L'École restera cependant spécialisée en musique classique - 85% des élèves sont inscrits aujourd'hui en musique classique.

Elle offre, explique Isabelle Houle, enseignante à l'École durant une dizaine d'années, une formation classique "traditionnelle" de base qui inclut des cours d'initiation musicale, de formation auditive, de technique d'écriture, de chorale, d'orchestre, et d'instruments, incluant les grandes orgues.

 

 

Nouvelles du Centre culturel, dans le Joliette Journal du 3 janvier 1974. Source: ACCJ.

 

Quatuor à cordes en 1985: Geneviève Brault (violon), Annie Desrosiers (violon), Sarah Bellemare (alto), Myriam Parent (violoncelle) et Sylvie Boisvert, professeure. Source: ACCJ.
   
   
 

Une direction d'école

Le père Lindsay a beau être secondé par Marcelle Laporte, la tâche n'en reste pas moins lourde. À eux deux, ils gèrent le Centre culturel, le Festival-Concours et maintenant l'École de musique. Rappelons que pendant toute cette époque, le père Lindsay occupe toujours un poste d'enseignant à plein temps au Cégep de Joliette.

 

Jeunes boursiers en 1979, avec Fernand Lindsay, à la Salle académique du Séminaire de Joliette. Source: ACCJ.

 
 

 

Ils demandent donc l'aide d'un collègue, André-Paul Bourret, qui verra au bon déroulement des activités de l'École, en plus de sa charge d'enseignant au Collège. Plusieurs autres directeurs lui succéderont dont Gilles Simard, Claude Pépin et, plus récemment, Luc Chaput et Richard Poulin. Christine Thibodeau prendra la direction de l'École en 2002.

 
Le Festival-Concours de Lanaudière
  • Les JM de Joliette créent leur propre concours
  • Des premières années qui donnent le ton
  • Des concurrents qui se sont fait un nom
  • Un stimulant pour les jeunes
  • Un festival qui concourt toujours au développement de la musique
 

 

Originaire de Joliette, elle a participé au Festival-Concours au début des années 1970, terminé un baccalauréat en musique et dirigé une école de musique dans l'Outaouais et à Baie-Comeau, en plus d'enseigner le violoncelle.

 

Deux jeunes élèves de l'École de musique et gagnantes au Festival-Concours: Christine Thibodeau et Élaine Marcil. Source: ACCJ.

 

En parlant de ce dernier, il dit: Hratchia Sevadjian n'est certainement pas étranger aux succès remportés par des artistes comme Annie Parent et Olivier Thouin qui ont étudié de nombreuses années avec lui. J'ai toujours été préoccupé de soigner les élèves les plus talentueux, les plus avancés et de veiller à faire venir les meilleurs professeurs possibles pour leur enseigner.

C'est dans cet esprit que s'est construit l'équipe de professeurs de l'École de musique.

 
 

Des professeurs d'expérience

Afin d'assurer une qualité à son enseignement, l'École apportera toujours un soin particulier au choix des professeurs. Des enseignants qui sont formés dans des institutions reconnues et qui, préférablement, sont de bons interprètes d'expérience.

Les résultats obtenus par une école de musique dépendent de la qualité de ses professeurs. Un enseignant ne produit pas des talents, mais il les fait s'épanouir. Cela prend donc des gens qui ont de l'expérience et eux-mêmes du talent, explique aujourd'hui le père Lindsay.

Il est lui-même allé chercher, parmi tous les musiciens qu'il connaissait, des pédagogues en qui il avait confiance, comme Paul Surdulescu et Hratchia Sevadjian, entre autres.

 

Olivier Thouin, ancien élève de l'École de musique, reçoit le Prix des jeunes interprètes canadiens en 2002. L'action, 27 janvier 2002.

   
   
 

Des élèves doués

Une grande partie des musiciens et professeurs de musique, issus de la région de Lanaudière depuis une trentaine d'années, ont commencé leur formation à l'École du Centre culturel de Joliette avec le père Brunelle ou avec un des nombreux professeurs qui ont fait la renommée de cette institution.

 

Annie Parent, lauréate provinciale en violon. Joliette Journal, 28 juin 1986. Source: ACCJ.

 

 

Les anciens de l'École de musique enseignent aujourd'hui dans des écoles reconnues, poursuivent des carrières de soliste, jouent au sein d'orchestres symphoniques ou font de la musique de chambre.

La plupart d'entre eux ont su profiter de tous les avantages qu'offrait la région et ils en ont bénéficié.


 

Jean-Sébastien Roy, ancien élève de l'École de musique, récipiendaire du concours de musique de l'ARAM en 1999. Source: ARAM.

Le Camp musical de Lanaudière

  • Fonctionnement du Camp
  • Clientèle
  • Création du Camp musical
  • Mission et vocation
  • Des professeurs d'expérience
  • Des concerts
  • Une institution qui traverse les barrières du temps

Le Concours de musique de l'ARAM

  • Un concours qui ouvre des portes
  • Une organisation complémentaire
  • Des concurrents qui font leur marque
 

Ils ont remporté des bourses au Festival-Concours ou au concours de l'Association de Repentigny pour l'avancement de la musique (ARAM), et ils ont fréquenté le Camp musical de Lanaudière pendant plusieurs saisons. Ils ont presque tous joué également dans l'Orchestre symphonique des jeunes de Joliette.

 

Le trio Giguère en tournée: Claudine, Nathalie et Pascale. Joliette Journal, 14 juin 1986. Source: ACCJ.

 

Au nombre de ces élèves, qui se sont particulièrement illustrés, figurent des artistes bien connus de la scène musicale québécoise et canadienne. Certains font même carrière à l'extérieur du pays. Nous ne les nommerons pas tous, mais rappelons-nous qu'ils sont plus de 60 peut-être à vivre aujourd'hui de la musique.

C'est le cas de Luc Beauséjour, Élaine Marcil, Jean-Jules Poirier, Benoît Lajeunesse, Angèle Dubeau, Chantal Marcil, Marie-Andrée Benny, France Beaudry, Marie-Andrée Chevrette, Claudine, Nathalie et Pascale Giguère, Annie Parent, Anne-Marie Hivon, Luc Chaput et Alex Benjamin.

Une nouvelle génération de jeunes musiciens comme Jérôme Ducharme, Louis-Philippe Marsolais et Jean-Sébastien Roy, vont bientôt marcher dans les traces de leurs aînés.

L'Orchestre symphonique des jeunes de Joliette

I - Origines de l'OSJJ
II - Un orchestre qui fait des petits
III - Des chefs succèdent au Chef
   

Le jeune Luc Beauséjour, claveciniste et organiste, récipiendaire d'une bourse du Festival-Concours en 1984. Source: ACCJ.

 

La jeune Angèle Dubeau, élève de Rolland Brunelle, vers 1969. Source: Collection Rolland Brunelle.

 
   
 

Jean-Jules Poirier (cor) au Festival-Concours de Joliette. Source: ACCJ.

 

 

L'École en l'an 2000

Depuis 15 ans, l'École du Centre culturel attire chaque année 270 à 300 étudiants.

Elle fournit du travail à plus d'une trentaine de professeurs diplômés des conservatoires et universités, dont les pianistes Mariko Sato, Paul Surdulescu, Réjean Coallier, la violoncelliste Chantal Marcil et le corniste Jean-Jules Poirier.

L'École ne dispense pas ses cours seulement au Cégep à Joliette. Elle est aussi présente à l'Atelier de musique Saint-Joseph à Berthierville, à l'école Marie-Anne à Rawdon ainsi qu'à l'école Saint-Louis de France à Saint-Jacques.

Elle offre aux musiciens des cours de théorie musicale, propose aux adultes un cours d'histoire et de littérature musicale et met à la portée des écoles, des ateliers de perfectionnement à l'intention des harmonies ou autres ensembles scolaires.

 
 

Chantal Marcil reçoit de Rolland Brunelle une bourse de 500 $ au Festival-Concours en 1984. Source: ACCJ.

 
 

 

Comme certains professeurs sont affiliés à des écoles telles le Conservatoire de musique de Trois-Rivières, l'école préparatoire de l'UQAM et celle de Vincent d'Indy, les étudiants, qui le désirent, peuvent suivre un programme reconnu par le ministère de l'Éducation.

 
   
 

Un dynamisme particulier

Selon la directrice Christine Thibodeau, il existe à l'École du Centre culturel, un dynamisme particulier qu'elle n'a pas retrouvé dans les deux autres établissements dont elle a assuré la direction.

 

 

 

D'abord, nous avons à Joliette d'excellents professeurs qui sont de véritables pédagogues et qui possèdent une solide expérience. Dans beaucoup d'écoles ailleurs, les professeurs sont jeunes et n'ont pas encore terminé leur formation. Ce n'est pas le cas ici pour la très grande majorité des enseignants.

La proximité d'un grand centre comme Montréal joue sûrement en notre faveur. D'ailleurs, beaucoup de musiciens qui donnent des cours ici viennent de la métropole.

Mais je crois que nous pouvons expliquer le dynamisme de l'École, par le fait que la plupart de nos professeurs sont des musiciens encore actifs. Ils font partie d'un ensemble et donnent des concerts, ou se produisent comme soliste et jouent en récital. Ça fait d'eux des êtres passionnés chez qui la flamme brille toujours.

Christine Thibodeau

 

Jeune élève de l'École de musique, vers 1985. Source: ACCJ.

 
   

Lucie Lambert, accompagnée par Fernand Lindsay, vers 1985. Source: ACCJ.

 
 

 

Après s'être exprimée sur la qualité des professeurs, Christine Thibodeau désire faire quelques commentaires sur les étudiants. Elle explique que les élèves qui fréquentent l'École sont motivés et qu'une sorte de climat de travail, propice à l'étude, est entré dans les murs. Elle pense que la longue tradition musicale à Joliette a rendu les élèves et leurs familles sensibles au fait que pour apprendre la musique, il faut travailler fort.

 
   
 

Le jeune Hugo Lévesque à la flûte, en 1985. Source: ACCJ.

Avant même que l'incorporation ne se fasse, un conseil d'administration provisoire a été nommé afin d'opérer la transition. C'est lui qui a vu à l'embauche d'une directrice à plein temps. Un changement important puisque le prédécesseur de Christine Thibodeau ne disposait que de 10 heures par semaine pour voir à la gestion de l'École. L'objectif de cette nouvelle direction sera essentiellement de mettre en place une structure administrative qui prendra en main les destinées de l'organisation et verra au développement de l'École, afin d'en faire une institution régionale.

 

 

L'École de musique de Lanaudière

L'École de musique du Centre culturel deviendra sous peu autonome. Elle aura son propre conseil d'administration et ne dépendra plus alors du Centre culturel de Joliette. Ce changement de nom et de statut se fera probablement dans les prochains mois. Nous parlerons alors de l'École de musique de Lanaudière.

 

Le jeune David Chagnon à la guitare, en 1985. Source: ACCJ.

 
   
 

Pour répondre à ce dernier objectif, des projets sont déjà conçus pour l'année prochaine. On reprendra sans doute aussi une expérience qui a bien fonctionné en 2001-2002 : offrir des cours de groupe en collaboration avec une école de la Commission scolaire des Samares. La réponse a été bonne et la formule, qui réduit les coûts pour les élèves, permet de diversifier la clientèle.

L'École de musique du Centre culturel est la seule institution de la région à être reconnue par le ministère de la Culture et des Communications du Québec. Elle est réputée pour être une des grandes écoles privées du Québec.

Elle a formé de nombreux étudiants qui ont poursuivi leurs études dans les conservatoires du Québec ou à l'étranger. Plusieurs d'entre eux font également aujourd'hui de brillantes carrières comme musiciens professionnels. Elle est au cœur de la vie musicale de la région.

 

Initiation à la musique, groupe des 5 ans, en mai 1980, sous la direction de Sylvia Meunier. Source: ACCJ.

 
Le Camp musical de Lanaudière
L'École de musique
L'école Les Mélèzes

Le département de musique du
Cégep régional de Lanaudière