Du jazz dans Lanaudière

 

 
 
  • Des initiatives heureuses
  • L'été en jazz
  • En quête d'un public
  • Un réseau à bâtir
  • Le beau risque du jazz en région
 
   

Concert au centre-ville de Joliette, en 1987.

 

Des initiatives heureuses

Contrairement à la musique traditionnelle et à la musique classique, le jazz n'occupe pas de véritable place dans Lanaudière. Ni festival établi, ni organisation particulière qui pourraient faire découvrir ce genre musical à une population qui foule pourtant quotidiennement un sol de musique.

 
 

 

Les propriétaires du Bar L'Interlude à Joliette ont tenu le fort pendant des années (1985-1993) avec des concerts de jazz. Plus récemment, c'est à la Boîte à chanson de L'Assomption que le public peut assister, le premier vendredi de chaque mois, à une série de spectacles dédiée au jazz et au blues.

 

Du jazz au Bar L'Interlude

  • La Mecque du jazz à Joliette
  • Café des artistes
 

Le Bar L'Interlude, à Joliette.

Site Internet de la Boîte à chansons de l'Assomption.

 

Vendredi blues-jazz à L'Assomption

  • L'ambiance chaleureuse du Vieux-Palais
  • Une programmation variée
 

L'été en jazz

  • Concerts d'été à Saint-Donat
  • Le Festival de jazz de Saint-Ambroise de Kildare

L'été en jazz

Durant l'été, depuis une dizaine d'années, le Service des loisirs sportifs et culturels de Saint-Donat offre des spectacles de jazz sur un site extérieur.

Enfin, au début juillet 2002, un premier festival de jazz tente une percée dans la région, à Saint-Ambroise de Kildare.

 

Site des concerts d'été à Saint-Donat.

Jazz et blues

  • Jazz et blues: deux réalités distinctes
  • Quelques événements passés et présents
  • Présence discrète des artistes dans la région

Programmation jazz du Centre culturel de Joliette, en 2002.

 
 

En quête d'un public

Avant que L'Interlude ne mette à l'affiche des concerts de jazz, le Saint-Louis et L'Excellence, à Joliette, avaient déjà présenté, pendant une courte durée, des concerts de jazz. L'Interlude innovait cependant en proposant des spectacles à chaque semaine, puis aux deux semaines. Le Bar a persévéré pendant 8 ans et a finalement dû abandonner.

La Boîte à chansons de L'Assomption a repris depuis lors le flambeau. Sera-t-elle en mesure d'assurer la continuité?

   

 

Le Centre culturel de joliette, la Corporation Hector-Charland et la Société de développement culturel de Terrebonne (Théâtre du Vieux-Terrebonne) réussiront-ils avec leur série jazz, mise au programme en 2001-2002, à former un public fidèle?

La présence de nouveaux venus sur la scène du jazz de la région – Jimmy De Petrillo et Dominique Paré, Stephane Crytes, Yannick Rieu, établi ici depuis un an – pourra-t-elle, avec le retour de la formation de Denis Fréchette, faire souffler une brise rafraîchissante sur le petit monde du jazz dans Lanaudière?

 
 

Étudiants du profil jazz-pop. Source: CRLJ.

 

Un réseau à bâtir

Depuis plus de 15 ans, le Cégep régional de Lanaudière à Joliette offre un profil jazz-pop. Cette possibilité d'étudier et de mieux connaître le jazz, va-t-elle contribuer au développement de cette musique dans la région? Peut-être est-il encore trop tôt pour se prononcer.

Mais il faut espérer que ces nouvelles données auront un jour une influence sur la destinée du jazz ici. Une façon simple d'encourager son dynamisme reste encore d'assister nombreux aux concerts!

La situation n'est ni meilleure ni pire dans Lanaudière que dans les autres régions de même importance, croit Michel Mongeau, responsable de la programmation jazz et blues à la Boîte à chanson de L'Assomption.

 

Profil jazz-pop au Cégep

  • Un programme en jazz-pop
  • Musique afro-américaine, actualité et tradition
 
 

La plupart du temps, il s'agit d'initiatives de musiciens ou de gens proches de la culture qui, bénévolement et par amour de la musique, partent de petites organisations autour d'un bar ou d'une petite salle.

L'expérience n'est pas toujours récompensée ni souvent de longue durée. Une chose est sûre cependant, elle se fait toujours sans rapporter un quelconque sou à ses auteurs.

Michel Mongeau

 
 

 

Étudiants du profil jazz-pop. Source: CRLJ.

 

Le public qui s'identifie à une musique qui se fait dans la région, par des musiciens d'ici et produite dans Lanaudière, commence à répondre à l'appel. En un mot, le milieu de la musique traditionnelle commence à s'organiser et à se concerter. Il en est tout autrement du côté du jazz où les musiciens sont isolés et les actions individuelles. La situation n'est d'ailleurs pas comparable puisque le jazz n'a pas de passé enraciné dans la région.

Dans Lanaudière, le jazz a toutefois ses partisans et ses artisans qui ont pour noms: Denis Fréchette, Michel Mongeau, Jean-Pierre Bolduc, Dany Coutu, Jimmy de Petrillo, Stéphane Crytes et Yannick Rieu.

 

Pour qu'une musique ou quelque forme d'expression artistique puisse se développer dans une région, cela prend des structures, une organisation, des institutions capables de tisser un réseau regroupant des artistes, des intervenants, des producteurs et des "consommateurs".

Une fois le pôle d'attraction créé, de nouvelles personnes, attirées par la vitalité du milieu, viendront se greffer au noyau initial. C'est un peu ce qui se passe actuellement dans le monde de la musique traditionnelle autour, notamment, du Festival Mémoire et Racines.

 
 
   
Paul Brochu

Dany Coutu

Stéphane Crytes
Denis Fréchette ad lib
Jimmy De Petrillo
Yannick Rieu

Denis Fréchette, dans le Studio du Chemin 4.

 

Le beau risque du jazz en région

La situation dans la région n'est pas différente de celle qui prévaut partout ailleurs au Québec en dehors des grands centres urbains.

Le jazz n'est jamais parvenu à attirer un public fidèle ni à concurrencer les vedettes populaires et les artistes de variétés. Seul Montréal offre réellement une scène pour le jazz et encore là, la partie est loin d'être gagnée.

 

 

 

Le musicien qui choisit aujourd'hui de se lancer dans l'aventure, le fait à ses risques et périls. Il ne peut compter que sur lui-même et sur la satisfaction qu'il éprouve à s'exprimer au travers d'une musique qui le nourrit. Il s'engage dans une voie où bien peu réussissent à se faire entendre. Les médias ignorent le jazz plus souvent qu'autrement et les salles ne prennent guère le risque de présenter des concerts qui, sans promotion ni publicité, ne rempliront pas les salles.

Les bars et boîtes de jazz qui courent la chance de consacrer leurs énergies à développer ce créneau, verront souvent leurs efforts anéantis en quelques années. Le jazz est, en général, méconnu et mésestimé quand il n'est pas carrément boudé. Il ne profite que de peu d'appui et que de maigres subventions.

Rien d'étonnant alors, dans ce cas, que les rares musiciens qui persévèrent s'exilent à l'étranger ou choisissent de s'établir à Montréal où ils peuvent espérer que la loi du nombre fera la différence.