Festival et rendez-vous blues
       
 
  • Le Festival rendez-vous blues
  • Martin Malo: la passion du blues
  • Têtes d'affiche
  • Les grands rendez-vous blues
 
   
 

Conférence de presse du Festival rendez-vous blues, avec Breen Leboeuf comme président d'honneur. Source: Martin Malo.

 

Le Festival rendez-vous blues

Le Festival aura duré 6 ans au cours desquels le nombre de spectateurs aura doublé à chaque année. Lors de la dernière édition, 15 000 amateurs sont venus applaudir les bluesmen. Durant les deux dernières saisons, une centaine d'artistes ont défilé sur la scène principale, sur la petite scène, qui présente des solistes et des duos, ainsi que dans les bars et restaurants participants.

 
 

 

La moitié de ces musiciens sont originaires de la région alors que les autres viennent de Montréal et du reste du Québec. Le grand spectacle du samedi soir met en vedette un bluesman américain renommé, comme Eddie Burk, Jimmy Johnson et Lou Wilson and Today's People.

 
   
 

Martin Malo : la passion du blues

Martin Malo est un passionné de blues, du vrai blues celui qui puise dans les racines et qui reste branché sur la voie du cœur. Il désire faire découvrir cette musique au grand public. Il mise sur la diversité et le talent, beaucoup plus que sur le vedettariat. Il considère que ce sont toujours les mêmes musiciens que l'on voit et entend au Québec et qu'il est temps de présenter quelque chose de nouveau. Il choisit donc d'inviter des artistes qui interprètent différents styles de blues et qui souvent sont méconnus ici.

Il fait tout de même appel à de grands noms de la scène québécoise afin d'attirer des foules. Il prend bien soin cependant de ne jamais perdre de vu son objectif: sortir des sentiers battus. Des artistes tels Steve Hill, Carl Tremblay, Bob Walsh, Bob Harrisson et Stephen Barry côtoient des musiciens comme J.D. Slim, Jimmy James, Boppin'Blues Band, Blues Generation, Brandon Blues Band, Richard Lahaie, Bleu Smoking (formation de Martin Malo) etc.

 

 

Festival rendez-vous blues, au centre-ville de Joliette. Source: MM.

 

Le Dusty Road Band, de Lanaudière. Source: MM.

 

 

Le bluesman québécois Bob Walsh.

   

Têtes d'affiche

Martin Malo connaît bien le milieu du blues au Québec. Il fréquente les salles et les bars de Montréal qui font une place à cette musique et rencontre régulièrement les artistes qui font cette musique. Il n'a donc aucune difficulté à recruter des musiciens pour son festival. Il croit en son projet et il met toute son énergie pour qu'il réussisse.

Il fait appel, lors des 2 dernières éditions, à 2 musiciens qui acceptent la présidence d'honneur de l'événement: Charles Biddle Jr. et Breen Leboeuf, qui habite alors la région.

L'accueil du public est bon et les spectacles de qualité, mais les subventions sont petites. Il faut donc beaucoup d'énergie pour couvrir les frais en ne recourant qu'aux commandites. Tous les spectacles sont gratuits et se donnent en plein air jusqu'à 22h.30. Après quoi, ils se déplacent dans les bars et restaurants. La Ville ne consent pas à ce qu'ils se poursuivent plus tard en soirée, ce qui nuit considérablement à l'organisation.

 
 

 

Festival rendez-vous blues, au centre-ville de Joliette. Source: MM.

 

 
 

La situation devient difficile et le promoteur, qui est déjà bien occupé par sa tâche d'enseignant au secondaire et ses activités de musicien, jette l'éponge. Ce seront désormais ses projets musicaux avec Urgel Boogie, notamment, qui retiendront son attention. Du même coup, il abandonne une autre organisation qui existe depuis 2 ans, Les grands rendez-vous blues.

 

 

 
 

Les grands rendez-vous blues

Martin Malo organise pendant 2 ans (1999-2000) Les grands rendez-vous blues au Bar Chez Simon à Joliette. Une fois par mois, des artistes américains, en tournée au Québec ou au Canada, font le détour par Joliette à l'invitation de Martin Malo.

Ils ont pour noms: Big Jack Jonhson, Big Dave and The Ultrasonics, Lou Wilson and Today's People et ils viennent du Mississipi, de Chicago ou de Détroit, des villes où le blues règne encore.

 

Big Jack Johnson, du Mississipi, Les grands rendez-vous blues. Source: MM.

 

 

Les grands rendez-vous blues sont, en quelque sorte, un prolongement, durant toute l'année, du Festival qui se tient en été. Ils ne présentent que des artistes étrangers qui ont fait leurs preuves sur la scène internationale. La formule est différente de celle du Festival, mais l'objectif de l'organisateur reste le même: montrer autre chose que ce qui est connu ici, explique Martin Malo.

Après 2 ans, le principal intéressé doit se rendre à l'évidence, l'organisation n'est pas rentable. Il se résigne à mettre fin à ces concerts, satisfait, tout de même, d'avoir fait la connaissance de ces grands artistes.

Tous ces musiciens sont simples, chaleureux et accessibles. C'est un beau milieu où les gens s'entraident. Le système des stars, comme dans le musique pop, n'existe pas dans le blues. Ces musiciens, qui ont joué partout, n'hésitaient pas à m'inviter à monter sur scène pour jouer avec eux, confie Martin Malo en exprimant sa tendresse pour ces artistes et cette musique.

 

 

Big Dave and the Ultrasonics, du Michigan, Les grands rendez-vous blues. Source: MM.

 

Le blues en marge

  • En marge des circuits officiels
  • Jam sessions à saveur blues
  • Prendre le blues à coeur
  • Situation difficile pour le blues
  • La Boîte à chansons de L'Assomption
  • Les Mangoustes
  • Le blues me guette

 

Martin Malo, organisateur du Festival et Les grands rendez-vous blues.

 

Rick Preston (Montréal), Céline Drapeau et Martin Malo (Organisation des Rendez-vous blues).

 

Urgel Boogie

Martin Malo ne songe pas, pour le moment, à reprendre du service comme promoteur de spectacles. Les ventes de son premier disque (Urgel Boogie) l'encouragent à en sortir bientôt un second. Il a également d'autres projets avec des musiciens de la région qui pourraient déboucher sur des spectacles. Peu de temps donc pour l'organisation d'événements musicaux.

Il aurait aimé pouvoir continuer le Festival et Les grands rendez-vous blues, mais il est tout de même satisfait. Il estime avoir contribué à mieux faire connaître le blues dans la région et à avoir formé un public d'amateurs.

Il est certain que j'aurais préféré en faire plus, mais je me suis épanoui dans tout cela. J'ai appris qu'il était bien difficile de concurrencer Montréal, surtout dans une ville qui, au départ, comptait si peu d'amateurs.

Martin Malo