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- Denis
Fréchette: naissance d'une carrière
- De
la fanfare au big band
- Denis
Fréchette et la Bottine Souriante
- Un
prof en piano jazz
- Les
productions du Chemin 4
- Le
retour du big band
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Denis
fréchette et son big band, en 1989. Source: DF.

Les
Cadets Joliettains dont ont fait partie Denis Fréchette et Dany
Couty, devant le Séminaire de Joliette, vers 1960-1965. Source: ACSV.
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Denis
Fréchette: naissance d'une carrière
Denis
Fréchette est le premier musicien de la région à
s'être lancé dans l'aventure du jazz. Il est sans doute d'ailleurs
l'un des rares à être identifié à ce genre
musical dans Lanaudière. À 9 ans déjà, il
commence à jouer de la trompette au sein des Cadets joliettains
puis rejoint, quelques années plus tard, les rangs des cadets de
la marine, alors sous la direction d'Armand Asselin. C'est d'ailleurs
lui qui l'a incité à poursuivre des études en musique.
Denis
Fréchette garde de très bons souvenirs de cette époque.
Il reste convaincu que c'est ce passage au sein d'une fanfare qui l'a
conduit à former un big band de jazz une vingtaine d'années
plus tard.
Il
suit les conseils d'Armand Asselin et s'inscrit en musique au Cégep
Saint-Laurent. Les études collégiales ne sont pas terminées
que le voilà déjà à courir les boîtes
de jazz à la recherche de musiciens qui l'accueilleront sur scène
à leurs côtés. |
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C'est ainsi
qu'il fait la rencontre des membres du Quatuor du jazz libre du Québec
avec lesquels il joue sur la rue Saint-Paul à Montréal.
Fonceur, il pousse l'audace jusqu'à proposer au géant, Sonny
Rollins, d'interpréter quelques pièces, en sa compagnie,
lors de l'un de ses passages au In Concert (Montréal). Et dire
qu'il y a à peine 2 ou 3 ans, il paradait dans les rues de Joliette
avec les cadets de la marine! |
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De
la fanfare au big band
À
sa sortie du Cégep en 1971, il est engagé dans un orchestre
formé d'étudiants du Conservatoire. Puis il fonde ses premiers
ensembles et se produit à chaque occasion qui se présente.
Durant 20 ans, il participera avec ses formations à la Saint-Jean-Baptiste
à Joliette, d'abord en sextuor ou septuor, puis avec son big band.

Denis
Fréchette au bar Blue Note, à Montréal, en 1981.
Source: DF.
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Découpures
de presse du Montreal Sound, dirigé par Denis Fréchette.
Source: DF.
C'était
facile pour moi d'obtenir le contrat puisque j'étais le seul à
offrir du jazz dans la région. Si les organisateurs désiraient
présenter quelque chose de différent qui n'était
ni du pop ni de la musique traditionnelle, ils n'avaient pas beaucoup
d'autres choix que de faire appel à nous, explique Denis Fréchette.
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Musicien
libre de toute attache, il peut se permettre de jouer avec qui il veut
et quand il veut. Il travaille beaucoup et ne connaît pas de périodes
creuses. Il fait du jazz certes, mais consacre du temps au pop et à
la dance music. Il forme d'ailleurs le Montreal Sound, qui
interprète des pièces funky et du rhythm and blues, avec
lequel il fait la tournée des arénas et des clubs.
En 1981,
il met sur pied un big band, le Fréchette ad lib, composé
de 7 cuivres et de 4 percussionnistes. Les musiciens viennent tous de
Montréal, à l'exception du guitariste joliettain, Dany Coutu.
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Denis
Fréchette ad lib au Festival international de jazz de Montréal,
en 1986. Source: DF.
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L'ensemble,
qui interprète principalement des compositions originales, restera
soudé pendant 10 ans et participera chaque année au Festival
international de jazz de Montréal.
L'orchestre
ne se réunit pas souvent, car chacun des musiciens poursuit sa
propre carrière. Mais il donne tout de même une douzaine
de concerts annuellement au Festival d'été de Québec,
au Festival d'été de Lanaudière et dans des bars
montréalais. |
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La
Bottine Souriante au Festival Mémoire et Racines, en 2001. Source: CL.
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Denis
Fréchette et la Bottine Souriante
En 1987,
Denis Fréchette participe à l'enregistrement du 5e
disque de la Bottine Souriante, Tout comme au Jour de l'An. L'album est
réalisé dans le studio qu'il a aménagé dans
sa cuisine pour la circonstance. Il rejoint bientôt la formation
avec laquelle il part en tournée. Manquant de temps, il délaisse,
petit à petit, le big band qui cesse ses activités en 1991.
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Il prend
une part active dans la fusion qui va s'opérer entre les cuivres
du Fréchette ad lib et le groupe de musique traditionnelle. La
Bottine prend un petit air jazz et commence à conquérir
un vaste marché. Les cuivres trouvent leur place au sein de la
formation. Ils sont maintenant là pour rester. Après une
douzaine d'années avec la Bottine, Denis Fréchette quitte
le groupe, décidé de poursuivre sa route sur un autre chemin. |
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Un
prof en piano jazz
Peu de temps
avant de rejoindre la Bottine Souriante, Denis Fréchette répondu
à l'invitation de Claude Pépin, responsable du Département
de musique au Cégep de Joliette, qui lui offre de monter un ensemble
avec les étudiants du Département.
Cette expérience
lui ouvre bientôt la porte de l'enseignement. Progressivement, d'autres
professeurs de jazz et de pop viennent former ce qui va devenir le programme
Musique populaire, profil jazz-pop. Denis Fréchette continue, depuis
14 ans, à enseigner le piano jazz au Cégep. |
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Des
étudiants du profil jazz-pop au Cégep régional de
Lanaudière à Joliette. Source: CRLJ.
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Denis
Fréchette, dans son studio des Productions du Chemin 4. Source: DF.
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Les
Productions du Chemin 4
Parallèlement
à ses activités de professeur et de musicien, il développe
une petite entreprise d'enregistrement qui prend le nom des Productions
du Chemin 4.
L'expérience
avec le disque de la Bottine Souriante a donné l'idée à
André Marchand et Denis Fréchette de s'associer et de monter
un studio de son. |
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Après
plusieurs années de fonctionnement artisanal, Denis Fréchette
se lance, en 1996, dans la construction d'un véritable studio d'enregistrement
conçu par un architecte spécialisé.
Malgré
le peu de publicité, nombre de musiciens de la région et
de l'extérieur prennent la direction du Chemin 4 pour enregistrer
leurs propres productions. Aujourd'hui, le musicien a le désir
de donner plus d'essor au studio et de collaborer avec les artistes afin
de produire davantage de disques. |
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Au
bar Club Soda, à Montréal, en 1989. Source: DF.
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Le
retour du big band
Denis Fréchette
s'ennuie de l'époque où il se réunissait avec ses
amis pour faire de la musique au sein de son big band. Il désire
reprendre l'expérience là où il l'a laissée,
il y a plus de 10 ans. Il a gardé contact avec ses anciens complices
qui se disent prêts à refaire la route avec lui. Marqué
par son passage au sein de la Bottine, Denis Fréchette a assimilé
des influences de musique celtique qu'il compte bien intégrer à
son ensemble.
En se joignant
à la Bottine Souriante, il y a une quinzaine d'années, Denis
Fréchette a participé à la rencontre du jazz et de
la musique traditionnelle. Aujourd'hui, il désire opérer un
métissage semblable et apporter une couleur traditionnelle à
la musique de son groupe de jazz. |
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Denis
Fréchette ad lib, 1989. Source: DF.
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Même
s'il aime l'enseignement, il se définit davantage comme un homme
de création et de production. Il se voit à nouveau former
de petits ensembles, composer, faire des arrangements, écrire de
la musique de film et enregistrer sa propre musique.
Il possède
maintenant les outils pour mettre lui-même sur le marché
ses productions. Il n'a donc pas à attendre après des gens
qui lui dicteraient ce qu'il doit faire. S'il reprend le chemin de la
création, qu'il a un peu délaissé depuis qu'il a
quitté la Bottine, c'est pour réaliser ce qui lui tient
à cur: sa musique. |
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