Les années 1990
   
 
  • Dans Lanaudière
  • Sur un air de consolidation
  • Karibou en tête de liste
  • Doc et les Chirurgiens
  • Yelo Molo haut en couleur
  • Zébulon au Cégep Lionel-Groulx
  • Ex-Libris à L’Assomption
  • Le succès comporte des risques
  • Le Show Son et Avoine : fait pour et par la relève
  • Sainte-Cécile, un groupe-école
  • Le groupe Sainte-Cécile
  • Un grand pas de franchi
 
   
 

 

Affiche de la finale nationale de Cégeps en spectacle, en 1997. Source: SCRLJ.

 

Joliette est encore au centre d’une région où l’activité musicale est en constante ébullition. La relève, plus que présente, vient d’un peu partout sur le territoire pour étudier au Cégep de Joliette, renforçant ainsi son rôle de capitale culturelle régionale. L’échange entre les jeunes musiciens se fait plus facilement et le Département de musique est l’endroit idéal pour les rencontres entre étudiants. Ceux-ci ont également la chance de pouvoir profiter de salles de spectacles au Cégep.

 
Dans Lanaudière

Depuis que le concours Cégeps en spectacle et le Département de musique existent au Cégep de Joliette, les rassemblements entre jeunes musiciens sont de plus en plus fréquents et mieux organisés. L’inauguration de nouvelles salles de diffusion, de la même envergure que le Centre culturel de Joliette, permet aux Lanaudois de voir encore plus de spectacles et d’apprécier les artistes qui se produisent normalement dans les grandes villes.

L’ouverture de nouveaux bars, la mise sur pied de concours, de festivals, de fêtes de village ainsi que d’initiatives pour et par les jeunes, offrent de nouvelles possibilités aux musiciens qui veulent réussir. Le Show Son et Avoine, qui débutera au milieu des années 1990, donne un bon exemple d’un événement créé pour stimuler la relève musicale.

 

 
   

Des étudiants du programme jazz-pop au Cégep régional de Lanaudière à Joliette. Source: CRLJ.

 
 

 

Cette institution est l’endroit de prédilection pour rencontrer les jeunes musiciens d’ici et voir de bons spectacles qui ont lieu au Département de musique, au Calimarose et au café les Oubliettes. Réservées aux étudiants, ces salles permettent à plusieurs d’entre eux de voir et de participer aux manifestations musicales qui y ont lieu.

 

 

Famille sans nom, groupe lanaudois formé pour Cégeps en spectacle et finaliste en 1997. Source: SCRLJ.

 

Druzkovska, groupe lauréat de Cégeps en spectacle en 1998. Source: RIASQ, qui s'occupe de Cégeps en spectacle. Source: SCRLJ.

 

Sur un air de consolidation

Les activités musicales, durant les années 1990, semblent se multiplier partout à travers la province. Bien qu’il soit plus facile de percer en ville qu’en dehors des grands centres, les possibilités de faire carrière s’offrent tout de même aux artistes et aux groupes en région. Le nombre de lieux de diffusion augmente et de nouveaux visages font leur apparition. La chanson semble être en bonne voie de regagner un public fidèle. Des formules gagnantes ont fait leurs preuves et passent très bien la rampe des exigences radiophoniques.

Les impératifs commerciaux n’empêchent nullement un retour en force de la chanson à texte. Le succès que va remporter la chanson dans les années 1990, est dû à ce talent qu’ont alors les auteurs compositeurs interprètes, d’allier un son très actuel à des paroles qui touchent les préoccupations quotidiennes et personnelles des auditeurs. La partie n’est cependant pas gagnée pour nombre d’artistes en musique populaire. Beaucoup d’entre eux doivent compter sur des subventions gouvernementales afin de produire leur propre matériel.

   
 

 

Plusieurs facteurs expliquent cette dépendance envers les gouvernements : une crise économique quasi chronique, qui diminue le pouvoir d'achat des consommateurs; une industrie de plus en plus lourde, qui exige des investissements importants, ne serait-ce que pour les vidéoclips; l'absence d'un réseau de salles intermédiaires, qui assurerait la survie d'artistes de calibre " moyen "; une tendance généralisée vers le cocooning, c'est-à-dire que les gens sortent moins, et quand ils le font, ils choisissent plutôt l'humour, question d'oublier leurs soucis, sans doute.

 

 

C’est en ces termes que le Guide de la chanson québécoise, sous la direction de Robert Giroux, décrit la situation au début des années 1990.

Les Cowboys fringants à L'Assomption en fête, en 2001. Source: CL.

 

La question identitaire qui a tant inspiré les auteurs compositeurs interprètes des années 1960 et 1970 refait peu à peu surface. Ce discours est cependant moins rassembleur, plus personnel et, en même temps, davantage relié à des préoccupations universelles. On parle d’amour, mais surtout de la complexité des relations. On chante la liberté, mais aussi d’une place à prendre. La nouvelle génération ne réinvente rien, pourtant elle gueule, elle s'amuse, elle aime et elle se bat.

(Guide de la chanson québécoise).

 
   
 

Karibou en tête de liste

Le bassiste Louis-Simon Hétu, le guitariste David Brunet, le chanteur Éric Beaudry et le batteur Philippe Piché décident de fonder le groupe Karibou afin de jouer des succès québécois dans les bars de la région. Jouer de la musique québécoise m’a donné envie d’écrire mes propres chansons se rappelle David Brunet.

Il écrit et compose en collaboration avec les autres membres du groupe. En 1992, la formation participe à Cégeps en spectacle à Joliette et remporte la palme. Éliminé à la finale nationale, le groupe décide alors de s’inscrire à différents concours dont l’Empire des Futurs Stars et Cégeps Rock.

Après être sortis gagnants de ce dernier, avoir enregistré un disque " démo " de 3 chansons, voyagé en Europe et tenté leur chance auprès des compagnies de disques, les membres de Karibou sont essoufflés. Éric Beaudry forme le groupe traditionnel La Galvaude et quitte Karibou. Mais l’année suivante, la formation participe pour une seconde fois à l’Empire des Futurs Stars et s’illustre en demi-finale. Le groupe essaie tant bien que mal de survivre en engageant d’autres chanteurs, mais le cœur n’y est plus.

 

 

Le groupe Karibou, gagnant de Cégeps en spectacle dans les années 1990. Source: SCRLJ.

Éric Beaudry, membre de plusieurs formations lanaudoises, dont Karibou, Arc en son, La Galvaude, Norouet. Source: Archives de Mémoire et Racines.

 

 
 
 

Quelque temps plus tard, 5 individus se rencontrent un soir de fête au B.E. pour former un nouveau groupe tout aussi prometteur… Ainsi naîtra Doc et les Chirurgiens.

 
   

Doc et les Chirurgiens. Source: FB.

Doc et les Chirurgiens. Source: FB.

 

 

Doc et les Chirurgiens

Le chanteur Yann Perreault, le guitariste David Blais et le batteur Steve Cournoyer se regroupent pour former Doc et les Chirurgiens. Ils invitent le guitariste David Brunet et le bassiste Frédéric Beauséjour, qu’ils ont rencontré au B.E., à participer à l’écriture, à la composition et à l’interprétation. Après quelques répétitions, le groupe donne son premier spectacle au Speakeasy à Joliette durant un " rock session " au cours duquel la formation présente 6 chansons originales.

Les 5 acolytes décident de s’inscrire au concours Cégeps Rock en 1994. Grands gagnants cette année-là, Doc et les Chirurgiens se font bientôt connaître à l’échelle provinciale. Puis ils entreprennent une tournée en Belgique qui les amènera, entre autres, à faire la première partie des célèbres Rita Mitsouko.

 
 

De retour au Québec, la formation remporte, en 1994, le concours l’Empire des Futurs Stars. Cet été-là, le groupe sera de tous les festivals. Sa chanson Shake Your Fire Maker atteint la première position du palmarès à la radio. Un vidéoclip est aussitôt lancé et le disque 13 sort en 1996, remportant un réel succès commercial.

Après quelques années, les membres du groupe se lancent dans de nouvelles expériences musicales en compagnie d’autres complices. Frédéric Beauséjour travaillera avec le conteur Michel Faubert, David Brunet rejoindra Sainte-Cécile et Blues Gitan alors que Steve Cournoyer accompagnera les bluesmen Carl Tremblay et Jim Zellers.

 

Michel Faubert (droite), musicien et conteur, avec le bassiste Frédéric Beauséjour (au centre). Source: FB.

  D’un commun accord, le groupe donne un concert d’adieu, en décembre 1999, au Cabaret du Musée Juste Pour Rire. Yann Perreault, le leader de la formation, continue de son côté à écrire et composer. Il expérimente le théâtre et décide de revenir finalement seul à la musique. Le groupe a eu droit à son heure de gloire. Il est temps maintenant pour ses membres de passer à autre chose.

Le succès remporté par Doc et les Chirurgiens est une première pour une formation lanaudoise. Inspiré de Karibou qui a, en quelque sorte, ouvert la voie à d’autres initiatives, le groupe a dépassé la frontière lanaudoise et s'est fait reconnaître à travers la province.

 
 

 

Doc et les Chirurgiens ne sont pas les seuls à remporter autant de succès. Ce sera aussi le cas de Zébulon, de Yelo Molo, de Ex-Libris, de Daniel Boucher, d’Éric Beaudry et de Richard Pelland.

 

 

Yelo Molo, en 2003. Source: Yelo Molo.

 

Les membres de Doc et les Chirurgiens et de Yelo Molo se sont bien connus à une certaine époque. Ils ont fréquenté les mêmes endroits, ont assisté aux prestations de leurs confrères musiciens et ont même joué ensemble quelques fois au B.E. à Joliette.

 
 

 

Deux autres formations lanaudoises, fort populaires au cours de la décennie, ne sont pas liées à l’activité musicale joliettaine. Il s’agit de Zébulon et Ex-Libris. La première est originaire de Mascouche et la seconde de L’Assomption.

 
   
 

Le groupe Zébulon. Source:  site web de Zébulon

Marc Déry de Zébulon. Source: site web de Zébulon

 

Zébulon lance, peu de temps après, la chanson Adrénaline en disque simple. Elle est retenue comme thème musical par les organisateurs d'une campagne publicitaire menée par la Société de l’assurance automobile du Québec visant à prévenir l’alcool au volant. Ce titre fera partie du second album du groupe, L’Oeil du Zig paru en 1996. Puis après une tournée en 1997, Zébulon annonce sa séparation, jetant la consternation parmi ses jeunes fans québécois.

 

Zébulon au Cégep Lionel-Groulx

Originaire de Mascouche, Zébulon est créé en 1990 au Cégep Lionel-Groulx au moment où le chanteur et bassiste Marc Déry, le guitariste Yves Déry et le batteur Alain Quirion rencontrent le claviériste Yves Marchand, originaire de Saint-Bruno-de-Guigues.

En 1993, Zébulon devient la révélation québécoise de l’année quand la formation remporte la dixième édition de l'Empire des Futurs Stars. Alain Quirion se mérite, à cette occasion, le prix du Meilleur batteur. Leur chanson Job Steady est alors diffusée à la radio et le vidéoclip est lancé. Leur premier album éponyme est mis sur le marché en 1994. Deux ans plus tard, le groupe remporte le Félix Découverte de l’année.

 

 
   

Le 2e disque du groupe Zébulon. Source: site web de Zébulon

 

 

C’est cette même année que l'ADISQ (Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo) récompense Zébulon en les proclamant Groupe de l'année. Les membres de la formation donnent tout de même un dernier spectacle au Spectrum le 22 octobre 1997. Chacun des membres oeuvrera désormais chacun de son côté.

 
   
 

Ex-Libris à L’Assomption

Durant leurs années de collège, trois jeunes étudiants de L’Assomption décident de former le groupe Ex-Libris. Composée du pianiste Stéphane Aubin, du guitariste Claude Pineault et du batteur Jean-François Demers, la formation voit le jour en 1983. Elle est influencée par des groupes de rock britanniques comme les Beatles, Genesis et Yes.

À la fin des années 1980, le groupe se sépare afin de permettre à ses membres de compléter leurs études. Ex-Libris reprend du service en 1993 et se prépare à participer au concours L'Empire des Futures Stars en 1994. En plus de remporter les grands honneurs, Stéphane Aubin est proclamé Meilleur musicien et la chanson Vente trottoir est primée Meilleure chanson.

 

 

Les trois musiciens du groupe Ex-Libris. Source : Québec Pop

 

Le chanteur Éric Lapointe. Source: Québec Pop

 

 

Le groupe fait alors la première partie du spectacle d'Éric Lapointe au Spectrum de Montréal, puis signe un contrat avec DisQuébec qui enregistrera également Doc et les Chirurgiens un an plus tard. En octobre 1995, leur premier et unique album intitulé simplement Ex-Libris voit le jour. Après un vidéoclip, une tournée provinciale et plusieurs albums vendus, le groupe se sépare en 1997. Claude Pineault décide de faire cavalier seul et rejoint l’équipe du chanteur Éric Lapointe pour qui il écrit et compose quelques chansons. C’est la fin d’un autre groupe fort talentueux.

 
   
 

Le succès comporte des risques

S’il est maintenant plus facile de percer, il est toutefois toujours aussi difficile de poursuivre une carrière. Les musiciens, qui réussissent sur le plan professionnel, accompagnent des artistes reconnus ou populaires du moment. Ils savent bien démontrer leurs compétences et parviennent à se faire reconnaître de la colonie artistique québécoise.

 

 

Daniel Boucher et Frédéric Beauséjour en compagnie de Patricia Paquin, porte-parole de Cégeps en spectacle en 1995. Source: FB.

 

Vue aérienne du site de Show Son et Avoine. Source: Gaétan Laurin.

  Chose importante, il y a maintenant beaucoup de musiciens qui composent. Le public apprécie et en redemande. Les groupes, qui deviennent des vedettes ici, se font également un nom dans toute la province. Pour certains, la reconnaissance dépasse les frontières du pays et s’étend à travers la francophonie.

L’effervescence musicale dans la région a toujours existé. Pendant longtemps, elle a reposé sur le rayonnement de la musique classique et traditionnelle. Cette vitalité compte maintenant sur un nouveau joueur : la musique populaire.

La génération des années 1960 a préparé celle de maintenant. Mais le meilleur reste à venir…

 
   
 

 

C’est toujours au cours des années 1990 qu’un groupe de joyeux lurons décident de fonder leur propre événement : le Show Son et Avoine.

 
   
 

Le Show Son et Avoine : fait pour et par la relève

L’idée d’un festival qui rassemblerait les musiciens du coin sur une même scène, est venue de trois jeunes instigateurs. Christian Grégoire, Éric Maillé et Éric Tremblay décident de créer leur propre festival, basé sur le modèle d’un événement mémorable qui a eu lieu 25 ans plus tôt, Woodstock.

 

 

Les organisateurs comprennent, dès la première année, que l’événement est plus difficile à organiser qu’ils ne l’avaient imaginé. Mais ils s’en sortent bien et réitèrent l’expérience au cours des 5 années suivantes, en changeant cependant d’emplacement à chaque année. L’événement qui a débuté à Saint-Ambroise-de-Kildare sur la ferme laitière de Christian Grégoire, s’est promené entre Saint-Liguori et Sainte-Julienne pour se terminer à Saint-Côme. Et c’est malgré des conditions climatiques éprouvantes que l’événement a tenu le coup pendant 6 ans.

La formule était fort goûtée d’un public enthousiaste qui appréciait, notamment, le prix peu élevé des billets. Ce sont des groupes comme Yelo Molo, Deep Freeze (Martin Deschamps), Sainte-Cécile, Doc et les Chirurgiens, la Vesse du Loup, le Grand Barda et des chanteurs tels Daniel Boucher, Richard Pelland qui ont animé, la plupart du temps, les différentes éditions du Show Son et Avoine. Le but des organisateurs d’encourager la relève musicale, tant entre " chums " qu’avec les nouveaux venus, a toujours été atteint.

Par manque d’énergie, de force ainsi que de moyens financiers, techniques et matériels, le Show Son et Avoine s’éteint en 1999. Mais la formule pourrait être reprise, de rétorquer Christian Grégoire, et pourquoi pas, avec les mêmes groupes? Ça ferait de grandes retrouvailles. Qui sait ce que nous réserve l’avenir !

 

Show Son et Avoine. Source: Gaétan Laurin.

Yelo Molo au Show Son et Avoine. Source: Gaétan Laurin.

Show Son et Avoine. Source: Gaétan Laurin.

La Vesse du Loup au Show Son et Avoine en 1997. Source: Gaétan Laurin.

 
   

 

Le groupe Sainte-Cécile établit sa renommée en interprétant des succès des années 1950, 1960, 1970. Source: Cathy Sunderland.

 

Sainte-Cécile, un groupe-école

Le groupe Sainte-Cécile, qui existe depuis 1987, décide de prendre un nouveau virage musical au début des années 1990 et de se spécialiser dans la musique des années 1950, 1960 et 1970. C’est un succès bœuf pour la formation qui fait la tournée des bars, des festivals et des événements de la région. Tout le monde accourt et beaucoup de musiciens sont désireux de se joindre à Sainte-Cécile.

 
 

 

On ne tarde pas, dans le milieu, à définir la formation comme une sorte de groupe-école. Elle permet à plusieurs interprètes talentueux de faire l’expérience des planches. Des musiciens y font leur classe, puis quittent. D’autres y restent plus longtemps. Depuis le début des années 2000, la formation est stable et compte toujours dans ses rangs les deux piliers du groupe : le chanteur Michel Dufour, qui est de la partie depuis les débuts, et le saxophoniste Jean-Michel Gagné.

 

Le groupe Sainte-Cécile. Source: FB.

 

 

Au fil des ans, Sainte-Cécile est devenue la doyenne des formations dans Lanaudière. Et elle reste toujours active! Pour certains de ses membres, elle est le tremplin nécessaire à une carrière prometteuse. Pour d’autres, une bonne école. Mais pour tout ceux qui en font ou qui en ont fait partie, elle est d’abord l’occasion de se regrouper pour le plaisir. Le répertoire interprété invite à la fête. Le groupe lanaudois est, de surcroît, le seul dans la région à jouer ce genre musical depuis bientôt 15 ans.

 
   
 

Un grand pas de franchi

La décennie 1990 marque, dans Lanaudière, l’arrivée sur la grande scène de la musique populaire. Tout est désormais en place pour que la création musicale se déploie. Des diffuseurs d’ici gèrent leurs propres salles. Des artistes d’ici et d’ailleurs se produisent un peu partout. La relève gagne de grands concours et organise ses propres événements.

Les bars sont, de leur côté, de plus en plus intéressés par le foisonnement musical de chez nous. Les activités culturelles du Cégep de Joliette et de son département de musique ne sont pas étrangères à cette ébullition. Les jeunes restent maintenant dans la région pour étudier. Ils ont alors l’occasion de faire la connaissance d’autres musiciens comme eux. Ils sont mieux formés, davantage renseignés et plus outillés pour se lancer dans le métier.

 

 

Le milieu culturel a favorisé le rayonnement de cette musique dans Lanaudière. Il a contribué à faire connaître les nombreux groupes et artistes qui se distinguent désormais sur la scène locale et québécoise. L’avenir est prometteur et de solides outils sont maintenant disponibles ici pour la relève.

Mais ce qui reste peut-être le plus important, sinon le plus visible, c’est que des artistes et des musiciens lanaudois, fortement associés à la région, ont fait la preuve qu’il était possible d’entreprendre de très brillantes carrières tout en venant de Rawdon (Martin Deschamps) de Saint-Gabriel-de-Brandon (Daniel Boucher) ou de L’Assomption (Les Cowboys fringants). Avec des exemples comme ceux-là, il n’est plus permis de douter qu’il se fait ici une musique populaire de qualité et que le terrain est fertile pour l’éclosion de nouveaux talents.

 

 

 

Martin Deschamps entouré de ses musiciens. Source: FB.

Marie-Anick Lépine, des Cowboys fringants. Source: Cowboys fringants.

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