Département de musique du Cégep régional de Lanaudière à Joliette
 
 
  II - Diversité de programmes
  • Un département, plusieurs programmes
  • Le programme préuniversitaire
  • Le double DEC
  • Technique musique populaire
  • Ouverture au marché du travail
  • Un diplôme d'étude collégial en musique traditionnelle
 
   
 

Le big band du Cégep. Source: CRLJ.

 

Un département, plusieurs programmes

Le Département offre, au départ, un programme préuniversitaire de 2 ans en musique classique. L'évolution se fait progressivement. Avec les années, le nombre d'inscriptions augmente et la création de nouveaux postes, également. Ils étaient 25 étudiants en 1979-1980, ils sont 120 quelque 20 ans plus tard.

Depuis la création du Département, de nouveaux profils se sont ajoutés au programme préuniversitaire en musique classique. Il s'agit de 2 doubles DEC (diplômes d'études collégiales), l'un en sciences de la nature et musique, l'autre en sciences humaines et musique, ainsi qu'une technique de musique populaire, comprenant une option jazz-pop de même qu'une option traditionnelle.

 
 

Une règle reste commune à tous ces programmes: l'étudiant doit passer une audition avant d'être classé. Il entrera directement dans le programme régulier ou devra suivre une session, et parfois deux, de mise à niveau.

Le candidat doit posséder un minimum de bagage musical. Mais comme le cégep est une institution publique ouverte à tous, il doit accepter l'étudiant qui ne possède pas les bases requises. D'où la création de la session de mise à niveau, au cours de laquelle l'élève aura l'occasion d'acquérir la formation qui lui fait défaut.

 

Laboratoire du Département de musique du Cégep. Source: CRLJ.

 
   
 

 

Étudiants du big band du Cégep. Source: CRLJ.

Alors, s'il n'a pas joué au cégep, il n'aura aucune expérience du concert à la fin de ses études universitaires. Ce n'est certainement pas cela qui va faire vivre la musique. Il faut jouer! La musique est un art de performance, il faut que ça aboutisse au concert.

Anne Marchand

La formation au collégial va inciter le musicien à ne pas vivre en vase clos et à mettre en pratique, par le jeu et la rencontre avec d'autres musiciens, ce qu'il apprend dans ses cours.

 

 

Le programme préuniversitaire

Comme son nom l'indique, le programme préuniversitaire prépare l'étudiant à poursuivre sa formation à l'université. Durant 2 ans, il recevra un enseignement complet: cours d'instruments, de solfège, d'écriture, etc. ainsi que des cours académiques.

Il sera, d'autre part, poussé à jouer le plus souvent possible, à préparer des concerts et à monter sur scène. Les professeurs sont conscients, explique Anne Marchand, que dépendant du programme que l'étudiant va suivre plus tard à l'université, celui-ci n'aura plus guère la chance de jouer.

 

 
   

Salle de musique du Cégep. Source: CRLJ.

 

Répétition du big band. Source: CRLJ.

 
 

Le double DEC

Le double DEC n'est pas encore officiellement institué, que déjà le Cégep offre «musique en plus» en 1990-1991. En 5 sessions, l'étudiant suivra les cours essentiels (instrument principal, écriture, formation auditive) lui permettant son admission à l'université.

   

L'année 1995-1996 voit l'implantation du double DEC: science de la nature et musique, et sciences humaines et musique. Ces 2 programmes vont permettre à l'étudiant d'explorer son potentiel musical en parallèle avec une autre matière. À la fin de ses 3 années, il obtiendra un DEC dans chacune des 2 disciplines.

Nous retrouvons dans ces programmes, explique la coordonnatrice du Département, les étudiants les plus réguliers et les mieux organisés. Ils viennent en général de programmes enrichis ou d'écoles qui offrent un programme art-études. Ils ont déjà acquis une discipline de pratique instrumentale et ils savent dans quoi ils s'engagent.

Il arrive souvent, après la première session, qu'ils s'orientent dans l'une des 2 disciplines. Ils ont fait leur choix. Je salue bien haut leur détermination! Il faut beaucoup de travail et de persévérance pour terminer 2 diplômes en 3 ans.

Anne Marchand

 

 

Denis Fréchette, professeur au Département de musique du CRLJ. Source: CRLJ.

 
 

Technique musique populaire

En 1986, le Département de musique fait appel à Denis Fréchette afin qu'il monte un ensemble de jazz avec les étudiants. C'est ainsi que le jazz et la musique populaire font leur entrée discrète au Département.

Progressivement, on introduira les instruments jazz-pop dans le programme préuniversitaire. Ce n'est cependant qu'en 1997-1998 qu'à lieu l'implantation d'une 3e année et que la technique en musique populaire est officiellement offerte.

   

 

L'étudiant en technique suit les mêmes cours que celui inscrit au programme préuniversitaire. Seul l'instrumentation diffère durant ses 2 premières années. Après cette formation de base, il poursuivra, en 3e année, des cours de formation auditive appliquée, d'analyse et écriture, d'arrangement et composition etc., donnés par des spécialistes de sa discipline.

L'option jazz-pop s'est développée graduellement sous la pression des étudiants, notamment.

 

Big band du profil jazz-pop. Source: CRLJ.

Profil jazz-pop au Cégep

  • Un programme en jazz-pop
  • Musique afro-américaine, actualité et tradition
 
 

 

Nous ne faisions que suivre une tendance, fait remarquer Denis Fréchette. Si un musicien désire gagner sa vie avec la musique, il a beaucoup plus de chance de travailler s'il a une formation en jazz-pop, plutôt qu'en classique. Alors, peu à peu, la guitare, la basse et la batterie ont fait leur apparition.

Denis Fréchette

Aujourd'hui, tous les instruments jazz sont enseignés et le chant jazz-pop a également sa place au programme depuis 3 ans.

 
   

Laboratoire du Département de musique du Cégep. Source: CRLJ.

 

Ouverture au marché du travail

Le programme technique musique populaire vise à préparer l'étudiant à faire son entrée sur le marché du travail. Il lui permettra donc d'acquérir les connaissances liées aux différentes composantes de son métier: travail en studio, préparation de spectacles, accompagnement etc. L'accent sera mis sur l'improvisation et le côté instrumental puisque, seul, le profil interprétation est donné au Cégep à Joliette.

 
 

Le musicien recevra tout de même des notions de base en arrangement et en composition. Après 3 ans, il connaîtra tous les rôles qu'il peut être amené à jouer. Il sera également prêt à entreprendre son métier de musicien avec une bonne connaissance du marché du travail. Car il possédera les outils nécessaires pour monter son dossier, faire des démarches de recherche d'emploi et gérer sa carrière.

Bien que le programme technique s'adresse à des étudiants qui ne songent pas à poursuivre des études plus avancées, une grande partie de ces musiciens s'inscriront tout de même à l'université en musique.

Ils profiteront de leur 3e année comme d'un tremplin pour entrer "fort" à l'université, explique Anne Marchand. Là, ils recevront une formation plus poussée en arrangement et en composition. L'enseignement y est davantage axé sur la création, mais ils n'acquerront aucune notion, qui les prépare au métier, comme ils peuvent le faire au cégep.

Anne Marchand

Étudiants du programme en musique traditionnelle au Cégep, avec André Marchand (à droite). Source: CRLJ.

 

Un diplôme d'étude collégial en musique traditionnelle

La musique traditionnelle étant particulièrement vivante dans la région, il était tout à fait normal que le premier cégep au Québec, à offrir un programme en musique traditionnelle, soit situé dans Lanaudière. La 3e année du programme technique de musique populaire, option musique traditionnelle, est implantée à Joliette en 1998-1999.

 

  Le programme a été conçu par Murielle Sauvé, alors coordonnatrice du Département de musique, Anne Marchand, professeur de piano au Cégep, Pierre Chartrand, spécialiste de la danse traditionnelle au Québec, et Lisa Ornstein, violoniste et membre du trio Marchand-Miron-Ornstein.

 

De la musique traditionnelle au Cégep régional de Lanaudière
  • Un aperçu de la musique au Cégep
  • Profil musique traditionnelle
  • Des retombées pour la région

 

Le défi était de taille. Nous avons dû faire entrer la tradition dans l'académique et l'académique dans la tradition, explique Anne Marchand.

 

 
 

Anne Marchand, coordonnatrice du Département de musique du Cégep. Source: CRLJ.

 

L'option en musique traditionnelle n'a pas encore attiré un grand nombre d'étudiants. Il faut être patient, dit Anne Marchand, le projet n'a que trois ans. La croissance se fera sans doute lentement et il reste beaucoup de choses à faire. Nous étudions la possibilité de modifier les critères d'admission afin de permettre à un étudiant, qui a déjà de l'expérience, de s'inscrire directement en troisième année, sans suivre les deux ans de formation préuniversitaire. Nous croyons que cette formule pourrait séduire les musiciens.

 

 

L'ouverture du programme a coïncidé avec la régionalisation des 3 collèges constituants du Cégep régional de Lanaudière, entraînant ainsi une baisse des budgets attribués à l'information scolaire. L'administration du Cégep est consciente de cette lacune sur le plan de la publicité. Le problème a été en partie corrigé et les résultats se sont faits sentir rapidement.

 
 

 

En 2001-2002, il y a eu 8 inscriptions au programme préuniversitaire. Alors que pour l'année 2002-2003, 24 étudiants se sont inscrits et 4 musiciens entreprendront leur 3e année en musique traditionnelle.

 

 

Des étudiants du programme de musique traditionnelle. Source: CRLJ.