Le Collège de L'Assomption
 
       
 

I - Le Collège de L'Assomption

  • L'harmonie: une histoire de 150 ans
  • La fanfare se démarque
  • Consécration de la fanfare
  • Des concerts et des fêtes
 
   
 

Pierre Martel, né en 1801, premier professeur de musique du Collège de L'Assomption en 1837-1838. Source: CRAL/P0009.

 

Le Collège de L'Assomption ouvre en 1833 et la musique devient, en 1837, la première activité parascolaire.

On peut lire dans Histoire du Collège de L'Assomption rédigée par l'abbé Anastase Forget, en 1932, que Le premier corps de musique instrumentale fut formé en 1837.Ce fut, on l'imagine, une philharmonie rudimentaire…

Les chroniques précisent que la fanfare organisée et dirigée par M. Mesnard se compose de quelques clarinettes et de quelques fifres.

C'est également sous sa plume que nous apprenons que Pierre Martel commence cette même année l'enseignement du violon.

 
 

 

Selon d'autres sources, ce serait Pierre Martel qui aurait fondé cet ensemble au moment de son passage au Collège (1837 à 1840) en tant que professeur de violon. La chose semble plausible puisque la fanfare comprenait alors 4 violonistes dont le fils de Pierre Martel, Élisée.

Une chose est certaine, la famille Martel laissera son empreinte musicale sur la région grâce, entre autres, à son représentant le plus connu, le violoniste, professeur et compositeur, Oscar Martel.

Un autre musicien, originaire de L'Assomption, fera également sa marque parmi les grands. Il s'agit de la basse, Françis Archambault, qui remporta d'immenses succès au Canada, aux États-Unis et en Europe.

 

 
 

Oscar Martel

  • Aller-retour entre le Québec et l'Europe
  • Départ pour les États-Unis
  • Un compositeur
 

Françis Archambault

  • Basse chantante
  • Au tournant du siècle

 

Oscar Martel, fils de Pierre Martel. Source: CRAL.

 
 

L'harmonie: une histoire de 150 ans

En 1983, au moment où le Collège célèbre ses 150 ans, l'harmonie, composée de jeunes du secondaire, est encore présente et dirigée par André Drouin. Elle a connu ses heures de gloire, mais aussi des années plus difficiles.

Les refontes dans le domaine de l'éducation ont contribué à changer sa vocation puisque maintenant les cours se donnent à l'intérieur du cadre scolaire et en activité parascolaire.

 

 

 

Harmonie du Collège de L'Assomption au Printemps de Repentigny, 1987. Source: CRAL/P0009/J5/6.

   

La fanfare se démarque

Mais faisons un retour en arrière, alors qu'en 1872 après divers soubresauts, Victor Delfosse réussit, en consolidant la formation, à instaurer une tradition harmonieuse qui allait se perpétuer durant nombre d'années.

 

 
 
La fanfare, comme elle est appelée généralement à l'époque, connaît plusieurs directeurs dont Alexis Contant (1880), pianiste, organiste, professeur et compositeur renommé, et Adélard Ringuette qui permet à la formation de prendre une rapide progression. Elle sera présente lors de toutes les fêtes, processions et séances qui soulignent les temps forts de l'année.
 

Alexis Contant (gauche), pianiste, organiste, professeur et compositeur renommé. Source: ACSV.

 
   

 

 

Fanfare en 1899. Photographe: J.H. Lacoste. Source:  CRAL/P0009/J5/5.

 

Fanfare en 1931-1932, à la Salle académique du Collège de L'Assomption. Source: CRAL/P0009/J5/5.

  Consécration de la fanfare

Dès 1888, on commence à présenter des soirées d'opérette au cours desquelles la fanfare, mais également l'orchestre prennent part à la fête. Nous connaissons peu de choses de ce dernier, sinon qu'il était composé des meilleurs éléments de l'harmonie auxquels venaient se joindre des cordes. Il aurait été particulièrement actif de 1904 à 1914 et de 1952 à 1964, nous apprend l'abbé Fernand Ouellet dans La petite histoire de l'harmonie au Collège de L'Assomption de 1837 à 1983.

Mais revenons à la fanfare. Elle est composée de 50 musiciens en 1925. Elle participe au défilé de la Saint-Jean-Baptiste à Montréal en 1932 et 1937. C'est alors la consécration. Nous apprenons, en lisant un article paru dans "La Presse" du 25 juin 1937, que les spectateurs ont réservé un accueil enthousiaste à son interprétation de l'hymne national acadien Ave Maria Stella.

 

 

 
 

Des concerts et des fêtes

Les occasions de se produire devant le public ne manquent pas, surtout depuis que le Collège possède une vaste salle académique construite en 1883. La Sainte-Cécile - Sainte-Cécile est la patronne des musiciens - est le moment idéal de l'année pour montrer son savoir-faire.

En 1935, les célébrations sont sous la présidence d'un ancien du Collège, Edmond Archambault qui a déjà ouvert à Montréal, à la fin du XIXe siècle, un magasin de musique qui va devenir célèbre.

 

Gédéon Boucher (organiste) dirigera la fanfare et l'enseignement de la musique au Collège de L'Assomption à partir de 1935. Source: CRAL/P0009.

 

Edmond Archambault, étudiant au Collège de L’Assomption (54e cours), Chevalier de l'Ordre du Saint-Sépulcre, fonda à la fin du XIXe siècle, à Montréal, un magasin de musique qui porte encore aujourd'hui son nom. Source: CRAL/P0009.

 
 

 

La même année, Gédéon Boucher va prendre la direction de la fanfare. M. Boucher est originaire de Saint-Damien. Il a été organiste dix ans à Chambly avant de venir enseigner et s'occuper de musique au Collège.

Plusieurs autres directeurs lui succèderont jusqu'à l'arrivée en 1981 d'André Drouin qui gardera la fanfare bien vivante jusqu'en 1997.

 

 

Salle académique du Collège de L'Assomption construite en 1883. Source: CRAL/P0009/J7/21.

II - Le Collège de L'Assomption (suite)
  • Autres activités musicales

  • Schola et chants liturgiques

  • De la musique certes, mais aussi du théâtre

  • Parallèle entre les collèges de L'Assomption et de Joliette

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