Le Collège Saint-Joseph de Berthier
 
       
 
  • Ouverture du Collège et arrivée des Clercs de Saint-Viateur
  • La musique au Collège
  • La fanfare du Collège
  • Autres faits musicaux
  • Parallèle entre Berthier et Joliette
 
   
 

Couverture d'un cahier relatant l'histoire du Collège Saint-Joseph de Berthier (1838-1956), par Jacques Rainville. Source:  JR.

 

Ouverture du Collège et arrivée des Clercs de Saint-Viateur

Le curé de la paroisse de Berthier, Jean-François-Régis Gagnon, requiert les services, en 1848, des Clercs de Saint-Viateur de Joliette. Trois frères de la communauté, dont Joseph-Louis Vadeboncoeur qui va fonder l'Harmonie au Collège de Joliette en 1871, sont nommés à Berthier pour diriger l'Académie - c'est ainsi que l'on appelle cette institution scolaire depuis 1838 environ.

Cette école deviendra le Collège Saint-Joseph de Berthier au moment de la nouvelle construction en 1884.

 
   
 

La musique au Collège

En 1885, l'arrivée du frère Elzéar Laperle marque les débuts de la fanfare du Collège. Il récupère de vieux instruments d'une ancienne fanfare de la ville, dirigée par Philippe Laurendeau, et les envoie à Montréal pour les faire réparer. Comme les instruments ne lui reviennent pas, il part les chercher à Montréal.

Il profite du voyage pour acheter une grosse caisse. Mais se voit bien embêté lorsqu'il se retrouve avec tout son attirail d'homme-orchestre pour regagner Berthier. L'aventure a été périlleuse, mais au moins les élèves ont des instruments en bonne condition pour former une fanfare.

L'Académie de Berthier, ainsi dénommée de 1838 à 1884. Source:  JR.

 

Le Pageant de Berthier, pour les 100 ans du Collège en 1948. Source:  JR.

 

La fanfare du Collège

La fanfare apporte sa contribution lors des séances au Collège. Elle prend part aux parades des cadets et se permet même des sorties nocturnes sur le fleuve, comme on peut le lire dans le Collège Saint-Joseph de Berthier, publié en 1996 par Jacques Rainville.

 
 

 

Nous ne savons pas beaucoup de choses de la formation. Sauf qu'elle a participé aux célébrations du pageant en 1948 à Berthier et qu'elle était également présente à celui de Joliette l'année précédente. Les deux fêtes commémoraient les cent ans de l'arrivée des Clercs de Saint-Viateur dans ces villes.

 

  La fanfare a connu de longues périodes d'inactivité. En 1954, elle reprend du service avec l'arrivée du frère Roch-Jean Tellier à la direction du Collège. Mais la reprise est de courte durée. Le Collège ferme ses portes deux ans plus tard suite à un incendie qui a causé des pertes irréparables.  

Un incendie ravageur détruisit le collège en 1956. Source:  JR.

   
 

L'orgue du Collège offerts par les anciens élèves en 1919. Source:  JR.

 

Autres faits musicaux

Joseph-Albert Contant, organiste à la cathédrale de Joliette, donne le premier récital d'orgue (Casavant) à la chapelle du Collège, une semaine avant que celui-ci ne soit officiellement inauguré. Le frère Laperle, organiste à la paroisse de Berthier de 1908 à 1935, doit probablement avoir occupé cette charge également au Collège durant ces mêmes années.

Des cours d'instruments (fanfare) et de piano ont été offerts aux élèves durant plusieurs années. Joseph-Albert Contant, qui enseigne au Séminaire de Joliette depuis le début des années 1920, semble bien avoir donné des leçons de musique dix ans plus tard à Berthier.

Des professeurs d'instruments à cordes ont certainement dispensé leur enseignement au Collège, puisque l'on retrouve les traces de l'existence d'un orchestre à certaines époques de l'histoire de l'institution. Ainsi fait-il partie, en 1922, de la séance récréative offerte aux anciens élèves du Collège aux côtés de l'harmonie et de M. le Professeur de violon, Eugène Chartier. Notons que ce violoniste réputé donne également des cours à Joliette.

 
 
 

Séance récréative offerte aux anciens étudiants du Collège en 1922. Source:  JR.

   
   
 

Parallèle entre Berthier et Joliette

Le Collège de Berthier n'a pas connu un rayonnement musical comparable à celui de Joliette et ce, bien que les deux institutions aient été dirigées par la même communauté religieuse. La différence s'explique par plusieurs facteurs.

D'abord, contrairement au Collège de Joliette qui offre le cours classique d'une durée de 8 ans, celui de Berthier donne un cours commercial, puis un cours scientifique de plus courte durée. Les élèves passent moins d'années dans l'établissement et ont donc moins le loisir de s'engager à long terme dans une activité, comme un orchestre ou une harmonie.

 

 

F. Odilon Carbonneau, organiste, 1935-1939, 1941-1965). Source:  JR.

 
 

Nombreux sont les Franco-Américains qui ont fréquenté le Collège. Source:  JR.

 

Les élèves qui fréquentent le Collège de Berthier proviennent, dès le tournant du siècle, dans une large proportion - proportion atteignant souvent la moitié de la population étudiante —, de la Nouvelle-Angleterre. Ces franco-américains viennent poursuivre leurs études à Berthier dans leur langue et leur religion, ce qui n'était pas toujours facile chez eux.

 

 
 

 

Finalement, si la clientèle des deux établissements est différente, si l'enseignement et les matières le sont également, il en est tout autant des professeurs qui n'ont ni la même formation, ni la même préparation.

 
 

 

À Berthier nous retrouvons davantage de frères alors qu'à Joliette la majorité des enseignants se recrutent parmi les pères. L'enseignement est de qualité dans les deux collèges, mais la clientèle et les besoins sont différents.

I - Le Séminaire de Joliette

  • Une école mise sur pied par Antoine Manseau
  • Le frère Joseph-Louis Vadeboncoeur
  • Une initiation à la musique
  • L'Harmonie du Collège
  • Premier concert au Collège
  • Une harmonie, ça prend des chefs
  • Un centenaire qui annonce le déclin de l'Harmonie